A propos - Tiers lieux

L’offre actuelle est cloisonnée : les centres d’affaires ont une clientèle d’hommes d’affaires, les pépinières et incubateurs sont destinés aux entreprises en création, et les lieux informels (domicile, café, hôtel, …) sont des solutions de replis au travail à distance, par manque de locaux adaptés. Le manque d’alternative au travail à domicile crée par ailleurs une injustice sociale entre ceux qui peuvent travailler chez eux et ceux qui n’ont pas le cadre idéal.

Au croisement du domicile et du bureau d’affectation principal, de nouveaux tiers-lieux émergent :

Les télécentres

Le télécentre est une structure physiquement indépendante, qui accueille des travailleurs pour travailler à distance. C’est une ressource logistique et immobilière : il permet l’accès à des bureaux tout équipés en technologies de l’information et de la communication. Les équipements communs - salles de réunions, photocopieurs, équipement de visioconférence – peuvent être complétés par des services optionnels : accueil téléphonique, secrétariat, …

Les co-workings

Les espaces de coworking proposent une approche communautaire et une nouvelle façon d’aborder le monde du travail. Les entrepreneurs indépendants, utilisateurs de ces lieux collaboratifs, en apprécient l’impact : celui d’accroître leur bien-être au travail, et de booster leurs projets d’innovation et de développement.

Chez Buro’nomade, nous avons choisi de qualifier nos télécentres innovants « lieux de vie professionnelle ».

L’avenir du télétravail n’est pas au domicile

Depuis un peu plus de 5 ans le télétravail connaît un lent et constant développement en France. La légalisation en mars 2012 de cette organisation du travail va probablement avoir raison des frileux, d’autant plus que les exemples de réussite de la mise en place du télétravail sont maintenant nombreux et que les bonnes pratiques émergent. A savoir, commencer par une expérimentation et l’évaluer pour en mesurer les effets avant de décider d’un déploiement, l’implication en amont du projet des partenaires sociaux, un bon alignement entre les outils technologiques et l’organisation à distance, une communication approprié et la formation des acteurs.

Dans le cadre du développement de cette première phase d’évolution du télétravail en France, c’est systématiquement le domicile qui a été élu comme lieu de travail alternatif. Ce choix est réaliste tant que le télétravail se développe à petite échelle. Mais, il en sera autrement dans les années qui viennent avec une large diffusion des nouvelles organisations du travail. En effet, pour éviter les discriminations il ne sera plus possible de limiter le choix au domicile car tout le monde n’a pas la possibilité de travailler chez soi. A ce jour, les offres alternatives sont quasiment inexistantes, mais si nous regardons hors de nos frontières nous voyons que le monde du travail ne reste plus attaché au bureau traditionnel de l’employeur. Un très bon exemple est celui de la ville d’Amsterdam où les Smart Work Centers fleurissent avec un objectif bien clair : diminuer les embouteillages dans une zone où la circulation est extrêmement difficile, éviter aux salariés des temps de transport ingérables avec la perte de productivité, la fatigue et les stress qui s’ensuivent et donc permettre aux salariés de mieux équilibrer leur vie professionnelle et leur vie personnelle. Le but est donc de rapprocher le travail du domicile dans la mesure où aujourd’hui le travail ne correspond plus au lieu dans lequel on se rend pour travailler, mais à ce que l’on produit !

Le modèle a commencé à essaimer et la région Ile-de-France ainsi que les autres métropoles sont des candidats naturels au développement de tels tiers-lieux de travail. Cette évolution doit permettre à l’ensemble des parties prenantes de se sentir gagnante : les entreprises parce que la formule doit leur permettre de faire des économies et de gagner en productivité et qualité du travail produit ; les salariés parce qu’ils vont gagner en qualité de vie tout en remplissant leur contrat de travail dans de bonnes conditions et les collectivités qui accueilleront ces tiers-lieux car elles verront très vite qu’il s’agit d’un projet de développement local et de cohésion des populations.

Buro’Nomade s’inscrit dans cette logique qui deviendra très certainement une banalité dans un futur proche.

Nicole Turbé-Suetens, expert international

nts@distance-expert.com

www.distance-expert.eu

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